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Cartographie des métiers de l’Horlogerie – Commerce de Gros

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Comprendre l’évolution du secteur et de ses métiers

Filière horlogère française

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1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013

Importations (en M€)

Production (en M€)

Production

Importations

Une forte baisse de la production de montres

La production d'articles d'horlogerie en France est en décroissance depuis les

années 70. Elle a été divisée par 2 entre 1995 et 2013. Plusieurs facteurs sont à

l’origine de cette décroissance : concurrence accrue de la Suisse et du

continent asiatique, pénurie de main d’œuvre, crise économique...

La fabrication de montres a été le plus durement touchée tandis que la

fabrication de composants a profité de la forte croissance de l’industrie suisse,

positionnant aujourd’hui la France plus comme un sous-traitant de l’industrie

horlogère suisse que comme un manufacturier mondial majeur.

En 2014, les montres ne représentent plus que 23% de la production

d'horlogerie en France, contre 41% contre les seuls composants.

Un marché à l’export dynamique

Les exportations horlogères restent dynamique, en particulier grâce à

l’exportation des dits composants. En 2013, plus de la moitié (53%) du chiffre

d’affaires des entreprises du secteur était réalisée à l'export et ces ventes ont

connu une croissance de 10% entre 2012 et 2013. La Suisse est aujourd’hui le

partenaire privilégié de la France.

La France est le 3

ème

exportateur horloger mondial en valeur avec 1,8 milliard d’euros et le 6

ème

exportateur en volume

avec près de 7 millions d’unités. Ces chiffres sont toutefois à nuancer du fait des mouvements de réexportation par des

marques nationales après un assemblage hors de nos frontières.

Quelques marques horlogères (manufactures et assembleurs) à l’honneur et des espoirs de ré-industrialisation

Malgré la baisse de la production française, de plus en plus d’entreprises s’attachent à mettre en avant les compétences et

le savoir-faire horloger français, notamment dans les microtechniques, en (re)développant sur le territoire des montres

moyen et haut de gamme (Berthet Horlogerie, BRM, Michel Herbelin, Péquignet, Yonger et Bresson…). Ces marques

investissent sur une identité forte et des segments clients parfois moins concurrentiels pour regagner des parts de marché

hors de nos frontières.

Pour encourager la filière, les pouvoirs publics participent également à certaines initiatives. Ainsi, la Franche Comté a lancé

en 2014 avec la BPI le programme MoMéQa pour accompagner le développement de mouvements horlogers français.

La culture française de l’horlogerie et du luxe, l’image luxe de notre pays (largement véhiculée par des grands groupes

français présents dans l’horlogerie, le textile, la maroquinerie…), les savoir-faire développés dans des filières de formation

performantes, le retour aux premiers plans d’anciens atouts tels l’Observatoire de Besançon ou le poinçon de la Vipère, etc.

sont autant de forces sur lesquels ces marques pourront à l’avenir s’appuyer pour reconquérir des marchés et créer des

emplois dans ce secteur en France.

23%

41%

9%

27%

Répartition de la production

horlogère française par produit

(en unités)

Source : Comité Francéclat/INSEE/Douanes

Montres

Composants

Bracelets

en cuir

Fabrication : un virage de l’industrie horlogère française, moins de

montres, plus de composants

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Horlogerie domestique

et technique

Production et importation d’articles d’horlogerie en France

Source : Comité Francéclat/INSEE/Douanes